Historique

 

La révolution belge de 1830 trouve ses causes immédiates dans la révolution française du 27 juillet 1830 qui éclata en France le contre Charles X et qui porta en trois jours le roi-bourgeois Louis-Philippe au pouvoir, dans le cadre d'une monarchie constitutionnelle. Le roi devint le « roi des Français par la volonté nationale ». Cette révolution libérale échauffa les esprits en Belgique.

Les semaines qui suivirent les Trois Glorieuses (27, 28 et 29 juillet 1830) furent émaillées en Belgique d'incidents mineurs (lecture publique des journaux français, agitation lors de la représentation de l'opéra d'Auber La Muette de Portici, tracts, affiches et grafittis antigouvernementaux, trouble de l'ordre public par des groupes isolés, port de rubans tricolores, rumeurs à propos de projets séditieux). Les autorités gouvernementales prirent diverses mesures de prudence (interdiction de La Muette de Portici, renforcement des garnisons, annulation de l'exercice de la garde communale de Bruxelles, du feu d'artifice et des illuminations prévus pour l'anniversaire du roi).

Le 25 août 1830 (jour du cinquante-neuvième anniversaire du roi), on autorisa à Bruxelles la représentation de l'opéra romantique d'Auber, La Muette de Portici au théâtre de la Monnaie. À la fin de la représentation, certains spectateurs continuèrent de crier « Vive la liberté ! ». À la sortie du spectacle, une foule s'était formée sur la place de la Monnaie. Bientôt, elle se dirigea vers la demeure du publiciste Georges Libri-Bagnano, qui fut pillée. Deux piquets d'infanterie arrivèrent sur les lieux après le pillage de cette demeure. Leur commandant, le commissaire de police F.P. de Wageneer, fut atteint par un meuble à la tête avant d'avoir donné l'ordre d'intervenir. Sans instruction, les piquets n'osèrent s'engager.

La foule s'en prit à d'autres bâtiments : une armurerie, un magasin de jouets (pour obtenir des tambours), la librairie polymathique, les Grandes Messageries. Le groupe de pillards s'était grossi de gens du petit peuple. Plus tard, un groupe se dirigea vers l'immeuble du directeur de la police, Pierre De Knyff de Gontrœuil, qui fut également mis à sac. Là, les tirs des services d'ordre feront des victimes, dont deux morts, parmi les émeutiers, ce qui mit fin à l'agitation. Un autre groupe s'était porté vers la maison du procureur du roi Henry-Joseph Schuermans, dans laquelle il ne parvint pas à pénétrer. Il se déplaça alors vers l'hôtel du ministre de la Justice Cornelis Van Maanen (au Petit Sablon), où d'autres émeutiers le rejoignirent. L'immeuble fut pillé puis incendié vers deux heures du matin. Après avoir échoué à mettre fin à l'incendie, les autorités rassemblèrent les troupes disponibles sur la Grand-Place vers six heures et demie. De là, une partie alla défendre les palais du roi et du prince d'Orange, menacés par les émeutiers. Une autre regagna l'hôtel de Van Maanen, qui était déjà presque détruit. Au Grand Sablon, les tirs contre les émeutiers firent une vingtaine de morts.

Cette représentation de "la muette de portici" au théâtre de la Monnaie suscita chez les concitoyens la volonté de débarrasser de la tutelle du roi des Pays-Bas,imposée par le traité de Vienne en 1815. Mus par un désir légitime de liberté et forts de leur union, les Belges vainquirent l'armée hollandaise. Le 04 octobre 1830, ils proclamérent l'indépendance de la Belgique et le Congrés national choisit un roi en la personne du prince Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha.

Emeutes qui suivirent la représentation de "La Muette de Portici"

 Le 25 septembre 1830, un premier contigent d'environ 25 hommes quittent Thuin et arrive à Bruxelles le 26 au matin. Toute la journée, avec leurs camarades de Charleroi et de Gosselies, les Thudiniens mitraillent les Hollandais du côté du faubourg de Namur. A Thuin, un second contigent part pour Bruxelles et avec leurs cammarades, ils poursuivent l'ennemi vers Anvers.(info M. Conreur)

Les Thudiniens volontaires pour combattre l’ennemi hollandais lors des journées révolutionnaires de septembre 1830 se sont illustrés dans les combats pour l’indépendance nationale, notamment aux environs de Wavre.

          

Volontaire de 1830 en uniforme

On dénombra plus de 1.300 blessés et 467 tués entre le 23 et 27 septembre 1830. Ces soldats morts pour l'indépendance de notre pays reposent à jamais dans la crypte du monument Patria de la place des Martyres à Bruxelles.
Cette commémoration fut, de 1831 à 1889, la cérémonie phare de notre fête nationale, qui avait lieu a cette date. Puis, par la loi du 27 mai 1890, la fête nationale fut déplacée au 21 juillet, jour anniversaire de la prestation de serment du roi Léopold Ier. (info pro Belgica)
Commémoration de 1930
 

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